La sélection du Prix Marcel Pagnol 2011 est arrêtée

Mai 2011

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 La sélection 2011 comprend 5 titres:

- Arthur et moi - d'Emmanuel Arnaud (Métailié)

Vous êtes en vacances dans une tour de béton pourrie en Espagne. C'est la Toussaint. Vos parents hésitent entre une soirée paella et le match de foot à la télé. Vous vous ennuyez, comme vous vous ennuyez le reste de l'année au lycée, avec votre copine, avec vos potes. Vous vivez une vie moyennement intéressante, une vie grise.
Alors, vous ouvrez un livre un peu par hasard. Ce livre, ce sont Les Illuminations de Rimbaud. Soudain quelque chose vous arrive. Comme l'explosion d'une météorite, mais à l'intérieur. Un truc d'enfer. Une révélation. Vous regardez autour de vous. Rien n'a changé. Vous avez toujours le livre entre les mains. Brusquement, vous comprenez : la vraie vie est ailleurs.
Vous retournez au lycée, vos potes ne vous suffisent plus, vous lisez de la poésie, ce qui vous permet de séduire la plus belle de la classe, tout est plus vivant plus fort.
Un roman tendre et ironique sur l’adolescence.
attachée

 

 

 


- Le lit de Rose - Joëlle Miquel (Ecriture)

« Il a suffi d’un rien, un presque rien qui ne se voit même pas, une bactérie au nom imprononçable qui “passait par là par hasard”, “la malchance”, pour que moi, la plus jolie petite fille de la plage, me métamorphose en une vilaine éléphante ; et ma vie, en une grande aventure. »

Dans un hôpital, Rose, huit ans, découvre la solitude, la mort, mais aussi l’amitié, la beauté, l’amour, la puissance de l’imaginaire. Avec ses amis, elle fait la guerre à la souffrance. Rose, l’immobile, s’envole avec les oiseaux. Crâne d’oeuf voit la maladie comme une occasion de ne pas mourir idiot et invente un test pour savoir pourquoi les malades perdent leur nom dans les hôpitaux. L’enfant du lit 15, elle, s’essaie à la joie : « On entrait dans sa chambre à toute heure prendre un verre de gaieté. Avec les autres, on se battait mieux. »

 

 

 


- Le Rendez-vous de Saigon Antoine Audouard (Gallimard)

« Le rendez-vous de Saigon », c’est le titre du grand livre qu’Yvan Audouard, à la fin de sa vie, rêvait de pouvoir écrire.
Il en parlait à son fils Antoine comme de l’oeuvre qui romprait avec une succession de romans secondaires (soixante ou soixante-dix en tout) égrenés tout au long d’une vie de jouisseur dilettante. Parvenu à l’âge adulte, celui où l’on cesse de faire des reproches à ses parents, Antoine Audouard se réconcilie avec ce vieux Provençal qu’il eut parfois, de son vivant, tant de mal à supporter, malgré la profonde affection qui les unissait.
Au fil d’un récit très touchant, il dessine le portrait d’un homme charmeur et insaisissable, amateur de bonne chère et d’alcool, plus soucieux de plaire à ses lecteurs (et à ceux du Canard enchaîné où il officia pendant 25 ans) qu’à ses propres enfants. Plein d’un humour vif et d’une gentillesse qui désamorçaient les reproches, il fut l’ami de Blondin (parrain d’Antoine, qui porte son prénom) et de nombreux écrivains.
Antoine Audouard raconte comment les relations entre lui et son père, souvent tendues, voire amères, se firent plus paisibles et plus tendres lorsque la fin approcha. Il excelle à rendre les détails de cette relation, avec ses nuances et ses non-dits qui la rendent très touchante et lui donnent un sens."


- Faute d'identité -  Michka Assayas (Grasset)

"En novembre 2009, j'ai perdu mon passeport. J'ai déposé une demande pour en obtenir un nouveau. On m'a recalé. Dans la France d'aujourd'hui, être un Français né en France de parents français n'est pas une preuve de nationalité. Mes parents ont été naturalisés bien avant ma naissance, je n'ai jamais su au juste ni quand ni comment. Plus de soixante après, l'administration française prétend ne pas les connaître. Cela m'a révolté et aussi humilié. J'ai ressenti que c'est à eux que l'on reprochait, à travers moi, d'avoir commis une faute. Je croyais échapper à mes origines, elles m'ont rattrapé. J'ai été élevé en Île-de-France par une vieille nounou hongroise, dans un monde cosmopolite qui n'existe plus. Si j'ai une identité, c'est celle-là. J'ai écrit ce livre pour célébrer ce continent englouti, dans ses éblouissements comme dans ses failles. »

 

 

 

 


- L'écrivain de la famille - Grégoire Delacourt (JC Lattès)

À sept ans, Edouard écrit son premier poème. Trois rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l’écrivain de la famille. Mais à neuf, il découvre le sens de « déchéance ». Les mots ne lui viennent plus. 
Les années passent. Il assiste à la lente décomposition de sa famille et court toujours derrière l’amour que son poème, autrefois, suscita. Il écrit, écrit mais le destin que les autres vous choisissent n’est jamais tout à fait le bon. Edouard n’a pas de talent. Sauf dans la publicité où les mots futiles valent de l’or. Pas pour ce grand roman qu’il s’est juré d’écrire. 
N’ayant pas su trouver les mots qu’on attendait de lui, Edouard, l’écrivain de la famille, vit dans l’échec et le dégoût de soi. Alors quand la beauté de sa mère se fane, quand son frère-oiseau meurt tragiquement, quand le cœur de sa sœur devient pierre et que son père disparaît dans ses silences, il prend la plume pour écrire l’histoire de ceux qu’il aime. 
Mais surtout pour en changer la fin.

 



 

Le prix Marcel Pagnol sera remis fin juin au Fouquet's qui en est partenaire et grâce au soutien de la banque Neuflize OBC.
Le prix Marcel Pagnol a été créé et est organisé par Floryse Grimaud-Conseil, Édition, Communication.