Dans cette seconde version cinématographique du conte de Guy de Maupassant, Bourvil incarne un rosier simple et inexpérimenté dont l'ingénuité frise la candeur et la sottise. L'adaptation de Marcel Pagnol est réjouissante et savoureuse. Après un excellent début de carrière au cabaret, à la radio et au music-hall, Bourvil tourne ici son septième film.

"Bourvil est d'abord utilisé un peu bêtement par les producteurs pour ses dons apparents et son allure de clown paysan... Cette période prend fin avec "LE ROSIER DE MADAME HUSSON". Ce n'est pas par le geste, puisque Bourvil en fait peu, mais par la voix, le débit verbal, les interruptions brusques que s'établit un rapport entre ce qui est dit et ce qui ne l'est pas. Sa façon de "dire sans dire" irradie l'humour dans la modestie".
Roger Boussinot.

Le Rosier de Madame Husson

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La production

Producteurs : Agiman - Eminente Films.
Scénario et dialogues : Marcel Pagnol, d'après le conte de Guy de Maupassant.
Réalisation : Jean Boyer.
Images : Charles Suin.
Décors : Robert Giordani.
Montage : Franchette Mazin.
Extérieurs : Le Neubourg (Eure).
Musique : Paul Misraki.
Première présentation publique : Paris, septembre 1950.
Durée : 1 h 28.

Les interprètes

Bourvil - Isidore
Pauline Carton - Sa mère
Jacqueline Pagnol - Élodie, la bergère
Yvette Etiévant - Marie
Christian Lude - Le docteur
Henri Vilbert - Le brigadier de la gendarmerie
Germaine Dermoz - Madame Husson
Mireille Perrey - La comtesse

L'histoire

Madame Husson a créé un prix qui doit récompenser la jeune fille la plus vertueuse de la commune. Mais, faute de rosière, le choix des dames du comité se porte sur un "rosier" : un garçon naïf qui fuit les filles qui s'amusent à le taquiner.