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Escaouprès Pagnol et Fernandel
01/08/2005
14:57

Chers amis,



Nous aimons tous ici Pagnol, certes, mais j’aimerai savoir ce que vous pensez de Fernandel.



"C’est à Pagnol, dira Fernandel, que je dois d’avoir pu prouver que j’étais un vrai comédien."



Ce grand acteur et surtout "personnage" de mon enfance m’a certainement beaucoup marqué, pas seulement comme comique, mais beaucoup ému aussi dans certaines scènes.



Quels sont les films ou les rôles qui vous ont marqués?



Voici un petit résumé que je trouve intéressant

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---------------------- extrait ------------



De son vrai nom Fernand Joseph Désiré Contandin, il est né le 8 mai 1903, dans l’appartement familial situé au 72 du boulevard Chave, grande artère de Marseille (Provence - Occitania), où de nos jours, figure une plaque rappelant cet événement Sa première chance, il la doit à Louis Valette, le directeur de l’Odéon, qui l’engage en remplacement de la vedette parisienne qui a été conspuée par le public. On retrouve alors le tourlourou Fernandel qui triomphe avec un répertoire dont Polin et son beau-frère sont les auteurs. C’est un triomphe auquel assiste, par hasard, le directeur français de la Paramount, Jean Faraud. Celui-ci propose à l’artiste un contrat pour se produire dans les salles Paramount pour animer les entractes. Il débute le 19 Mars 1927 à Bordeaux (où il retrouve un camarade d’école, Andrex), puis enchaîne avec Toulouse, Nice, Lille, etc... . Paris a la joie de le découvrir à Bobino en Décembre pour 12 minutes par représentation ! Ce succès immédiat lui permet de signer un contrat de 19 semaines pour animer les entractes des cinémas Pathé, avant de revenir à Bobino en 1929. Cet "exil" parisien est reconduit puisque Fernand est engagé, par Henri Varna, pour un an afin d’être l’une des attractions de sa revue Nu sonore.... Véritable triomphe, ce spectacle lance définitivement la carrière de Fernandel. Ainsi, Marc Allégret lui rend visite dans sa loge afin de lui proposer un petit rôle dans Le blanc et le noir (1930). Ce film est surtout pour lui l’occasion de rencontrer 2 personnages qui deviendront ses amis : Sacha Guitry, l’auteur de la pièce dont est tirée le scénario, e Raimu, acteur principal. Après François 1er et les Dégourdis de la 11ème (Christian-Jaque - 1937), il retrouve son ami Pagnol qui lui offre l’échec Regain et le triomphe du spountz la même année. Il en profite d’ailleurs pour rédiger ses premières mémoires, publiées sur trois semaines dans le quotidien "Ce Soir". 1938 marque la présence dans sa filmographie de trois prénoms célèbres ; Barnabé (A.Esway), Raphaël le Tatoué et Ernest le Rebelle (Christina-Jaque) et s’achève par son sacre d’acteur le plus populaire (devant Danielle Darrieux et Jean Gabin). C’est au cours de cette période que Fernandel se forgea la réputation d’un comédien exigeant, irascible et "radin" : on le tutoyait peu sur les plateaux. Mais certains de ses partenaires prirent alors sa défense affirmant qu’il n’était pas prétentieux ni colérique mais éternellement de bonne humeur... Hélas, les évènements en Europe ne sont guère marqués par le pacifisme et l’acteur Fernandel devient le soldat mobilisé Contandin. Naturellement, son immense popularité sera l’occasion de nombreux quiproquos et attroupements lors de ses gardes, personne ne l’imaginant réellement soldat. Afin de servir au mieux la Patrie, il est détaché aux côtés de Pagnol au service cinématographique des Armées : leur but, tourner un film susceptible de participer au rapprochement franco-italien. Ce sera La fille du Puisatier qui sera achevé après l’Armistice. De retour à la vie civile, la Continentale, de mémoire très trouble, lui "demande" de jouer et de réaliser Simplet en collaboration avec Carlo Rim. Sur un scénario de Manse, il retrouve autour de lui sa bande d’amis marseillais et cette première expérience demeurera, malgré les circonstances, un bon souvenir En attendant le "grand" rôle, Fernandel participe en un an à 14 films, occupant de façon délirante son emploi du temps : il tourne matin et après-midi et il chante le soir. Cette période se poursuit après la dernière du Nu... puisqu’il enchaîne 12 nouveaux films en 1932, dont On purge bébé(J.Renoir),les Gaietés de l’escadron (M.Tourneur) où il retrouve Gabin et Raimu ou le premier scénario de son beau-frère Quand tu nous tiens, amour (M.Cammage) et 8 en 1933. Il ne délaisse pas non plus la scène, puisqu’il parcourt la France (de l’Eldorado marseillais à l’Elysée Palace de Vichy, avant de revenir à Bobino puis aux Folies-Bergère). Marcel Pagnol le contacte en 1933 pour le personnage de Saturnin de Un de Beaumugne. Poliment attentif, Fernandel se laisse gagner par cette histoire. Mais, il a un gros problème : boulimique, il croule sous les engagements et demande donc à Pagnol de décaler le tournage d ‘Angèle de quelques mois. Ce sera chose faite, donnant naissance à une amitié (et des diss !) de près de 30 ans. Après l’immense succès d’Angèle (1934), son premier rôle dramatique, Fernandel tournera trois autres films avec Marcel Pagnol : REGAIN (1937), d’après Jean Giono, LE SCHPOUNTZ (1937) et LA FILLE DU PUISATIER avec Raimu (1940), NAIS, sur un scénario et des dialogues de Marcel Pagnol, d’après Émile Zola, fut signé pour la mise en scène, par Raymond Leboursier en 1945.

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allaudien Re: Pagnol et Fernandel
04/08/2005
00:20

Pour ma part Pagnol a FAIT, il a construit selon divers vecteurs, divers media et on l’aime, je pense, par ce qu’il nous raconte et comment il le raconte.



Fernandel a ETE, c’est un personnage qui se montre, qui se vit. Il a suivi "l’aventure" du cinéma sur la durée. C’est, pour moi, dans la chanson de Felicie qu’il montre une grande partie de son talent. A coté d’autres grands comme Bourvil ou Gabin, il a excellé.



Et puis Fernandel, c’est la villa des "Milles Roses", un quartier chargé pour moi de souvenirs d’enfance. Et où a du passer Pagnol, durant ces week end à rattraper les differents de la semaine.

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Escaouprès Le sens des dialogues de Pagnol vu par Fernandel
01/05/2006
04:07

Ah, le sens dialogue et le plaisir chez Pagnol



Un des plus beaux éloges à Pagnol est celui confié par Fernandel dans une interview :



"Tourner avec Marcel, c’est ne plus savoir où commence le travail, où finit le plaisir…



Il a le sens des dialogues jusque dans la vie et on ne discerne plus très bien, au bout de la journée, quelles sont les répliques qui ont été enregistrées et celles dont il a enrichi les instants de repos."





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Mais aussi, son pragmatisme et un sens de l’économie!



"On tournait Le Schpountz l’après-midi et Regain le matin, parce que le paysage et les acteurs étaient les mêmes dans les deux films. Il fallait le faire, jouer deux personnages dans la même journée. Je n’aurais jamais accepté avec un autre que Pagnol." Fernandel



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Fernandel

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Jean-Claude Re: Pagnol et Fernandel
01/05/2006
11:40

...et dire que cet éloge, quelques années plus tard, est devenu un reproche qui a engendré une dis à l’issue de laquelle, Fernandel et Pagnol ne se sont plus parlés pendant près de 20 ans.



En effet, au début des années 50, durant le tournage de "Carnaval", Fernandel qui avait beaucoup d’engagements dans de nombreux tournages était contrarié et exaspéré par la lenteur du tournage de ce film. On s’arrêtait, paraît-il, pour un oui, pour un non...

Nous n’entrerons pas dans le détail de cette polémique (vous en saurez plus dans"Pagnol m’a raconté" de Raymond Castans).

Mais, un moment donné, Fernandel à demandé à Pagnol : "Quand arrêterons-nous à prendre du plaisir et quand recommencerons-nous à travailler...

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CIGALE Re: Pagnol et Fernandel
29/07/2006
16:42

Pour répondre à la question d’Escaouprès, pour ma part je dirais que Fernandel excelle dans tous ses rôles -comiques ou dramatiques-. Le plus où il m’émeut, c’est dans le rôle de Toine dans Naïs dans son monologue sur les petits bossus. Que d’émotion dans le texte et dans la manière de le dire. Pagnol a fait Fernandel et Fernandel (entre autres) a su mettre en lumière l’inestimable talent de Pagnol!

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JJ30 Re: Pagnol et Fernandel
30/07/2006
15:04

Fernandel est mis à l’honneur par France 3 ce jeudi 3 août avec la diffusion de deux films consécutifs : à 20h55 "L’âge ingrat" de Gilles Grangier avec Jean Gabin et ... Franck Fernandel à ses débuts, puis à 23h00, pour notre plus grand plaisir, "Le Schpountz", avec Charpin, Orane Demazis, Léon Belières et ... les anchois des tropiques à leurs débuts (lol).

Soirée à retenir.

J-J

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Emilie Re: Pagnol et Fernandel
30/07/2006
15:51

Bonjour à tous. Personnellement je trouve également que le rôle le plus beau et le plus touchant de Fernandel est celui de Toine dans Naïs. Quelques années auparavant, il y avait aussi celui de Saturnin dans Angèle: c’est suite à ce film que pour la première fois Fernandel n’a plus été considéré uniquement comme un acteur comique. D’ailleurs on peut considérer que Pagnol a pris un risque à l’époque en engageant Fernandel dans un rôle tragi-comique. Jean Giono même avait fait part à Marcel Pagnol de ses réticences au sujet de cet acteur qui se révèlera finalement magistral.

Concernant les relations entre Pagnol et Fernandel, elles ont toujours été assez tendues. Cependant, Marcel Pagnol apprenant que Fernandel est perdu, il lui rend visite pour lui proposer un rôle, alors même qu’ils ne s’étaient presque plus vus depuis la querelle sur le tournage de Carnaval.

Pour les inconditionnels de Fernandel, ne ratez pas ce soir l’un de ses premiers rôles: Coeur de lilas (1932)passe ce soir à minuit sur France 3.

Cordialement, Emilie

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Jean-Claude Re: Pagnol et Fernandel
30/07/2006
16:50

Dans les rôles dramatiques de Fernandel, n’oublions pas MEURTRES et LE FRUIT DEFENDU, LA VACHE ET LE PRISONNIER, dans les années 50 et ensuite : LE VOYAGE DU PERE,au milieu des années 60... Fernandel était un comédien exceptionnel, il pouvait tout jouer.

Dans les comédies, il était au sommet de son art, même si certains lui reprochaient d’en faire "des tonnes" dans : LE COUTURIER DE CES DAMES, SENECHAL LE MAGNIFIQUE ou autres COIFFEUR POUR DAMES et LE MOUTON A 5 PATTES...

Il savait utiliser à merveille une caméra qui tirait la quintessence de son jeu, de ses attitudes et de ses effets qui faisaient toujours mouche.



Jean-Claude



il était sublime

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Escaouprès Re: Pagnol et Fernandel
30/07/2006
17:18

Je suis bien aise de lire vos appréciations sur ce très grand comédien qu’était Fernandel.



Le mouton à cinq pattes... Quel chef d’oeuvre!



Je me revois, encore minot, fasciné, envoûté, dans la pénombre des salles de cinéma toulonnaises, lorsque le générique des films COCINOR annoncait avec...FERNANDEL. Avec le cinéma permanent, on pouvait faire les trois séances dans la foulée, sans s’en lasser. Son jeu était tellement riche en nuances qu’on avait l’impression d’avoir vu 3 films différents.



Je trouve qu’il n’a pas eu la renomée internationale qu’il méritait.



Profitez bien des soirées télévisées, veinards!

(Ici, on attend la réparation du relais de télévision, emporté par les torrents de boue, seulement le téléphone et la radio).

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brett Re: Pagnol et Fernandel
30/07/2006
18:41

Petite anecdote d’un de nos humoristes, Stéphane Steeman, concernant sa rencontre avec Fernandel :



«Fernandel! C’est la déception de ma vie. C’était mon idole de jeunesse. On m’avait engagé pour passer dans un spectacle où il se produisait. Il était prévu que je fasse un numéro. Huit jours avant, j’apprends qu’il ne veut pas de comique avant lui! Malgré tout, je devais quand même présenter le spectacle. En lançant les différents artistes, j’ai fait quelques imitations, dont une du général de Gaulle. Le lendemain, Fernandel m’appelait pour me dire de manière désagréable qu’il ne voulait plus que j’imite de Gaulle. Je lui ai demandé pourquoi. Il m’a répondu: Parce que je suis gaulliste! Et il est parti. Le rêve était brisé.»



Je suppose que comme bon nombre d’acteurs et de célébrités, beaucoup ne correspondent pas à l’image que l’on se fait d’eux à travers leurs films.





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