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hiba "la gloire de mon père": une chanson de piété filiale
17/03/2006
22:06

Marcel PAGNOL a debuté son autobiographie intitulée "LA GLOIRE DE MON PERE" par une préface,où il cite "c’est une petite chanson de piété filiale, qui passera peut-etre aujourd’hui pour une grande nouveauté".Une pieté filiale est une affection et un attachement tendre de la part du fils envers son père.Mais, comment l’oeuvre de Marcel PAGNOL presente-elle une pieté filiale?

Cette autobiographie a été ecrite et commentée par Marcel l’adulte et racontée par Marcel l’enfant,qui parait si ebahi et fort admirateur de son pere,"il était sorti de bon rang", "mon pere parmi d’autres geants...", Marcel semble l’admettre en disant"j’admirais la toute puissance paternelle".

Toutefois, "pere" et "gloire" thèmes federateurs de l’oeuvre ne prennent toute leur ampleur qu’à la fin, c-a-d les chapitres de la chasse.Le fils qui était devenu responsable du "pauvre Joseph", Marcel etait souscieux que son pere se fasse humilier et ridiculiser devant le redoutable chasseur l’oncle Jules.

Marcel PAGNOL n’a pas du tout epargné sa famille, et surtout son père de sa critique, non pas attaque, mais une critique légère, drole, timbrée par un humour attendrit, tout en essayant de la justifier en utilisant des moyens enfantins et innocents à un tel point que les defauts de Joseph ne lui paraissent pas si grave, au contraire il s’en rejouissait "j’ai surpris mon surhomme en plein flagrant delit d’humanité: mais je m’en rejouissaits davantage".Joseph est l’institeur normalien laique, qui combat tous vices de la société (papauté, alcool, ignorance), mais son coté de pere tendre, comprehensif et sympatique est si decrit et si present dans l’oeuvre de son fils "c’etait une idée geniale de mon pere".

Par ailleurs, le terme "chanson" se cita des la debut- dans la preface- et vers la fin "je chantais la farandole"; CHANSON est synonyme de joie et de bonne humeur, cela dit que Marcel Pagnol chante la gloire de son pere des le debut de l’oeuvre (safierté de ses origines, son pere qui sait tout, le coup du roi en doublé)

Finalement, des l’incipite et tout au long de l’oeuvre et vers l’exipite, on assiste à un hommage que rend Marcel pour son pere, normalien, laique, tendre, sympatique, comprehensif et surtout le glorieux puiseque c’est sur ce theme que repose l’oeuvre.

Donc, conclure sur ce sujet reviendrai à dire que effectivement cette autobiographie est une chanson de peité filiale.

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Jean-Philippe Re: "la gloire de mon père": une chanson de piété filiale
18/03/2006
00:18

Oui, mais peut-être non...

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Anonyme Re: "la gloire de mon père": une chanson de piété filiale
18/03/2006
17:02

Si vous lisez Pagnol pour la première fois, ou si vous avez moins de 20 ans, alors, c’est un bon exercice d’analyse que vous nous donnez là.



Un peu trop réducteur, quand-même, cette chanson.



Les "souvenirs" de Pagnol sont à la fois une délicieuse autobiographie (premiers chapitres), un journal intime (vacances aux Bellons etc.) et une analyse psychologique très fine de l’ambivalence de l’enfance.



C’est pourquoi la "piété", elle ne s’exprime qu’indirectement et tardivement à l’identification au père, derriere le narcissisme naturel de l’enfant. Avec le recul (et une relecture à divers âges de sa vie), on peut autant y voir une hymne à la gloire des petits garçons qu’à celle du père.



En fait, Pagnol, quel que soit le thème qu’il traite, c’est une sensibilité et un style d’écriture qui vous séduit et vous marque pour la vie! Ce qu’il raconte, j’ai l’impression de l’avoir vécu, à quelques détails près!



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Marie Ch Re: "la gloire de mon père": une chanson de piété filiale
20/03/2006
12:31

Vous devriez lire la "suite" avec le temps des secrets et le temps des amours où les rapports Pagnol Père et Fils se sont complexifiés à la mort de la Maman. Par ailleurs dans Marius, je crois vraiment que Pagnol nous a aussi livré une part autobiographique forte sur les rapports d’amour et d’autorité paternels.

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