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allaudien J'ai croisé Manon dans les collines
20/07/2006
00:04

Pour surprenant que cela puisse paraître, c’est pourtant vrai. Ce n’est pas le soleil de Juillet qui m’a tapé sur la tête.

Elle était là devant moi avec ses chèvres, ... dans les collines, absolument, aussi vrai que je suis là sur le forum Pagnol.

J’étais parti dans les collines faire un footing détente, ce n’est pas à mon habitude par cette chaleur, mais le coeur de la forêt apporte un peu de fraîcheur, et avec les vêtements techniques d’aujourd’hui la transpiration se fait vite oublier. En fait j’avais besoin d’air, du vrai, qui puisse me nettoyer les poumons de cet air vicié dû à la climatisation. Tous les bureaux de la capitale sont viciés de cet air artificiellement refroidit.

Je suis donc parti aux collines, par Meudon, le vallon habituel pour arriver sur le plateau de l’aigle et là voilà en face de moi, ses chèvres à ses pieds qui aboyaient à qui mieux mieux. Elle avait l’air encore plus sauvageonne que dans mes pensées. Les cheveux au vent, une idée de liberté , je la regardais de plus près, ... ébloui ? Non, u tout.

Elle était brune, la coupe au carré, un air pincé, un tailleur avec des chaussures à talons dans un sous bois. Elle se sentie dévisagée et tourna les talons, appelant ses chiens derrière elle, deux secondes après, elle avait disparu.



Je repris bien vite ma foulée, mes idées, mes rêveries de Garlaban et compris pourquoi j’avais besoin de grand air, de grand soleil, de sommets bleus ... de liberté



Marius, mon bon Marius, la mer, on le sait qu’elle est loin, hein. Mais où est elle, j’ai beau regarder à l’horizon, je le la vois guère !

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Marius Re: J'ai croisé Manon dans les collines
20/07/2006
15:31

O collègue!



La canicule a parfois du bon, puisqu’elle t’a permis d’écrire cette très belle page.



Je sais que la capitale fait devenir chèvre quand on y séjourne trop longtemps, mais c’est vrai que la forêt de Meudon et ses environs peuvent être envoûtants.



Manon aux yeux noirs, ou la petite Isabelle aux yeux violets sont certainement des apparitions exquises, et aussi sans doute le signe qu’on a grand besoin de vacances. Les belles en attendant les Bellons?



Comme tu le dit, rien ne vaut les collines d’où l’on voit la mer.



Ici, tout va bien à bord, sauf que le capitaine Le Goelec est furibard. En effet, nous sommes encore réquisitionnés pour la Malaisie, et je crois qu’on va encore danser la Java. Bref encore de belles vacances dans la boue des tsunamis. Marius et le reste de léquipage va encore essayer de mesurer le fond de la misère. Et dire qu’on appelle cela des catastrophes naturelles...



Comme je doute de pouvoir visiter le forum, je me permets de te souhaiter d’avance un joyeux anniversaire, Allaudien, avec une semaine d’avance.



Amuses-toi bien l’ami et profite bien de tes vacances, si tu as la chance d’en avoir.



A très bientôt



Marius Olivier

Bord de La malaisie.

Sumatra











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allaudien Re: J'ai croisé Manon dans les collines
20/07/2006
19:24

Ô Maruis mon ami



Merci pour cette venue, Gramaci.



On ne sait d’où est arrivée cette brune, d’un souvenir d’enfance, d’un moment de nostalgie ou d’une simple vision. Marie Madeleine et Manon ont en commun d’avoit une grotte rattachée à leur prénom, tout comme Bernadette mais dans les hauts de scène, même d’esprit, il n’y a pas de grotte qui vaille une telle renommée.



Allez väi



Avec Le Goelec au commandement, point de vacances, que des bonnes causes. Faire retrouver le sourire aux miséreux, quelle belle voie !



La prochaine escale sera plus belle encore, enrichie des chemins marins et humains parcourus.

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Francis Re: J'ai croisé Manon dans les collines
24/07/2006
19:27

Quelle idée aussi Allaudien, d’aller faire une course à pied par ces chaleurs !!

Encore heureux que tu n’ai pas eu l’idée d’aller traire une de ses chèvres...

Mon docteur me l’a redit encore l’autre jour, et là, je suis tout à fait d’accord avec lui : en ce moment il faut éviter tous les éfforts inutiles : il faut se mé-na-ger !

Té, c’est bien simple, je n’ai même plus la force de jeter le cochonnet. Le seul sport que l’on puisse s’autoriser, c’est la partie de cartes, à condition de les tenir en éventail.

Par contre ce satané docteur m’a conseillé également - oh qué sophisme !! - de mettre plus d’eau dans mon breuvage favori, voire de le remplacer par, comment dire ? une boisson plus....pacifique !! ô bonne Mère ! sacrilège. Ce qu’il faut pas entendre quand même !

Attention, on commence par voire une dame de pique d’eau zone, et on fini par jeter des caillous sur le serpent de Pétugue, un pauvre bougre en train de se faire bronzer.

Allez zou Allaudien, prends soin de ta santé; on a trop besoin de toi sur ce forum.

A très bientot

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Manu Re: J'ai croisé Manon dans les collines
27/07/2006
23:59

Et allaudien...

Ce paris, ca vaut la peine d’etre vu ?

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Marius Olivier Re: J'ai croisé Landolfi sur la Cannebière
30/07/2006
08:18

Boudiou qué régal, ce poste.



Francis est de bon conseil, lui qui caresse la muse comme personne, et pour notre plus grand plaisir, té.



Allaudien est sorti.

Aux dernières nouvelles du courrier de Lyon:

------------

après avoir vu la belle de Meudon,

Diane chasseresse et ses chiens,

Je me suis fait la belle (oooh!!),



" Bon, ....alors, je sors.

pousserais peut-être une petite pointe,

jusqu’à Montélimar,

mangerais une soupe de poisson,

un peu de nougat,



enfin... je sors.



PS. à Manu :

A Paris, je parpelège sur la tourifèle

mais j’ai toujours pas vu Landolfi

même après quarante cannettes-de-bière (wink)



à plus

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allaudien Re: J'ai croisé Manon dans les collines
05/08/2006
22:30

Mauvaise affaire cette Manon là, à moins que ce ne soient les collines, ou bien d’avoir parlé d’elle, de lui avoir prété des sentiments.



La muse a frappé fin juillet, et au détour d’un terrain en dévers, nulle pierre des collines n’est venue empecher la cheville de plier; et le crac qui surgit à mes oreilles ne roula pas dans le vallon mais remonta à mes oreilles, sec et brutal reveillant les mauvais souvenirs. Ce bruit electrifia ma jambe d’une douleur connue, la chute dans le sous bois s’en suivie d’un cri intérieur à faire palir un cerf sous les pulsions de septembre. Et rien ne peut soulager, sinon le repos forcé, encore faut il profiter de la chaleur des tendons et rentrer avant de trainer la patte.



La belle des collines était sans doute là dans un bosquet du sous bois. Ou bien ma cheville a pliè car elle rêvait les doigts de pied en éventail de ces chaudes pierres qui chantent sous les pas des randonneurs.



La canicule est désormais terminée, l’ombre de la Tour est frêle, mais courir je ne peux. Attendre



C’est francis qui a raison : par ces chaleurs, de courir absinthe toi.

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