Les amours

"Il n'y a pas de miettes d'amour.
On n'en trouve que des montagnes." Marcel Pagnol

Marcel Pagnol épouse Simonne Colin à Marseille en 1916, religieusement au grand dam de Joseph. Le couple se séparera en 1926, mais le divorce ne sera prononcé que pendant l'occupation.

Marcel Pagnol rencontre Orane Demazis (site officiel) en 1923 en arrivant à Paris. Elle a 19 ans et déjà se trouve à l'affiche dans une pièce d'Emile Augier. Elle crée pour lui le rôle de Fanny et apparaît dans de nombreux films de Marcel Pagnol. En 1933 naît leur fils Jean-Pierre.

En 1930, Marcel Pagnol rencontre Kitty Murphy, ravissante jeune Anglaise de 18 ans venue à Paris avec une compagnie de danse.
En 1930, naît Jacques Pagnol qui seconda son père après la guerre, puis rejoignit France 3 Marseille comme cameraman.

Yvonne Pouperon est sa collaboratrice temporaire dans les bureaux de la rue Fortuny. Elle est pleine d'humour et de spontanéité.
Marcel Pagnol n'y résiste pas. Sa fille Francine naît en juin 1936.

Josette Day a déjà travaillé avec Julien Duvivier, Abel Gance, Christian Jacques et Maurice Tourneur lorsque Marcel Pagnol fait sa connaissance en janvier 1939. Leur liaison durera une partie de la guerre alors qu'ils se sont réfugiés à Marseille, puis à la Gaude.

Rencontrée en août 1938, Jacqueline Bouvier n'entre dans la vie de Marcel Pagnol qu'en 1944. Ils se retirent alors dans la Sarthe en attendant le débarquement allié. Ils ne se quitteront plus, elle sera son "brin de poésie et de tendresse" jusqu'à sa mort en 1974.

Frédéric naît en 1946 puis Estelle en 1951. L'adorable petite fille décèdera soudainement en 1954 d'une crise d'acétonémie. Le chagrin de Marcel et de Jacqueline est immense, ils ne s'en consoleront jamais.

Parcours

Né à Aubagne le 28 février 1895 de Joseph Pagnol et Augustine Lansot, Marcel Pagnol reçoit une éducation classique et républicaine teintée d’anticléricalisme. Fils d’instituteur, il se passionne très vite pour les lettres classiques et fonde à 19 ans la revue littéraire "FORTUNIO" où sont publiés notamment des critiques théâtrales et lyriques ainsi qu’un roman feuilleton "PIROUETTES".

En 1916, il entre dans l’enseignement. Il est nommé répétiteur à Digne, Pamier, Tarascon puis à Paris en 1922. Durant ses temps libres, il écrit des pièces en vers, des drames antiques.

Installé dans la capitale, le jeune auteur retrouve son ami Paul Nivoix avec qui il écrit en 1924 "LES MARCHANDS DE GLOIRE". La critique est élogieuse mais le succès n’est pas au rendez-vous. A cette époque, ses amis sont Marcel Achard, Henri Jeanson, Joseph Kessel. Ils se réunissent tous les soirs pour parler de leurs écrits.

En 1926, sa nouvelle pièce "JAZZ" est créée au théâtre de Monte-Carlo. Le public l’acclame ; sa carrière est lancée. Viendront par la suite trois des plus grands succès du théâtre français "TOPAZE" en 1928, "MARIUS" en 1929, "FANNY" en 1931. Cette année là, sa rencontre avec Bob Kane, directeur de Paramount France lui donne l’occasion de porter "MARIUS" à l’écran. Le succès est phénoménal, et le cinéma parlant en pleine expansion. Marcel Pagnol décide alors de créer sa société de production et d’abandonner le théâtre. Une page se tourne, il fonde ses propres studios à Marseille et un magazine "LES CAHIERS DU FILM" afin de diffuser sa conception de l’art cinématographique : Le dialogue doit primer sur l’image. Par ce biais, il instaure la suprématie de l’auteur sur le réalisateur. Ceci peut paraître anodin de nos jours, mais, dans les années trente, les théories du septième art étaient directement issue du cinéma muet et le réalisateur était tout puissant.

Il se consacre à ce nouveau moyen d’expression jusqu’en 1954, produit et réalise plus d’une vingtaine de films "FANNY", "TOPAZE", "ANGELE", "CESAR", "LA FILLE DU PUISATIER", "LA FEMME DU BOULANGER", "REGAIN", "MANON DES SOURCES", "NAÏS" etc... En 1946, il est le premier cinéaste élu à l’Académie Française. Il fréquente alors de plus en plus d’écrivains et se met à écrire en prose. Il commence avec ses souvenirs cinématographiques "CINEMATURGIE DE PARIS" puis par une attaque virulente contre les critiques "CRITIQUE DES CRITIQUES" et par un essai sur les mécanismes du rire "NOTES SUR LE RIRE".

En 1955, il met un terme à sa carrière cinématographique pour des raisons personnelles. Après un bref retour au théâtre avec "JUDAS" et "FABIEN", il se lance dans la rédaction de ses "SOUVENIRS D’ENFANCE" : "LA GLOIRE DE MON PERE" et "LE CHATEAU MA MERE". Puis vient "L’EAU DES COLLINES" composée de "MANON DES SOURCES" et "JEAN DE FLORETTE", suivent "CONFIDENCES", "LE TEMPS DES SECRETS". Il traduit "LES BUCOLIQUES" de Virgile et "LE SONGE D’UNE NUIT D’ETE" de Shakespeare, écrit un essai historique sur l’énigme du masque de fer. Enfin, il travaille sur le dernier tome de ses souvenirs d’enfance "LE TEMPS DES AMOURS" qu’il ne pourra finir.

Il s’éteint à Paris le 18 avril 1974.

Au regard de sa vie, il semble que le moyen d’expression importait peu à Marcel Pagnol. Seule la liberté de création l’intéressait. Ainsi, il quitta les contingences du théâtre pour la liberté de mise en scène que procurait la caméra. Puis, à une époque où réaliser un film était devenu trop fastidieux, il préféra sa plume sergent major, son encrier et une page blanche. Pour lui, le théâtre et le cinéma n’étaient que des arts mineurs, c'est-à-dire des outils au service de l’art dramatique, au même titre que le stylo n’est que l’outil de l’écrivain.

Ce refus de l’asservissement de la création par la technique le poussa dès 1933 à tourner en extérieur et à favoriser le naturel des situations et du jeu d’acteur. C’est pourquoi Roberto Rossellini et De Sica diront de lui qu’il était le père du néo-réalisme. Son œuvre est empreinte d’une compréhension hors du commun de l’être humain. Il ne condamne jamais ses personnages ni ne les juge. Chacun a sa chance, son histoire, les pires actions sont toujours pardonnées, l’homme n’est jamais maître de son destin. Le réalisateur Jean-Charles Tacchella définit le cinéma de Pagnol ainsi :
"C'est cela la leçon de Pagnol : en sortant d'un de ses films, on était heureux. Parfois même on se croyait meilleur."

Une des autres constantes de l’œuvre de Marcel Pagnol est son ancrage dans le sud de la France. Mais, déjouant les pièges du régionalisme, il fît de cette région le centre du monde en donnant à ses personnages et à ses thèmes une dimension universelle, tel Marius, jeune homme à la recherche de lui-même, appelé par l’ailleurs et retenu par l’amour, telle Fanny, sacrifiant sa vie pour faire le bonheur de l’homme qu’elle aime.

L’œuvre de Marcel Pagnol été adaptée dans le monde entier, en Egypte, en Chine et en Angleterre avec "TOPAZE", au Japon avec deux adaptations de "MARIUS", aux Etats-Unis avec "MARIUS" et "FANNY". Ses livres sont aujourd’hui traduits dans plus de dix langues et les écoles étrangères font étudier le français sur les textes des "SOUVENIRS D'ENFANCE" et de la "TRILOGIE".

Dramaturge, romancier, cinéaste, essayiste, pamphlétaire, historien mais aussi directeur de studios, d’agences de distribution, producteur, directeur de presse, il était surtout un homme curieux, éclairé sur toutes choses, à la manière d’un scientifique du siècle des lumières

Marcel Pagnol

About

Bonjour, je suis Marcel Pagnol.
"Quand je revois la longue série de personnages que j'ai joués dans ma vie, je me demande qui je suis..."

Mon Parcours

Né à Aubagne le 28 février 1895 de Joseph Pagnol et Augustine Lansot, Marcel Pagnol reçoit une éducation classique et républicaine teintée d’anticléricalisme. Fils d’instituteur, il se passionne très vite pour les lettres classiques et fonde à 19 ans la revue littéraire "FORTUNIO" où sont publiés notamment des critiques théâtrales et lyriques ainsi qu’un roman feuilleton "PIROUETTES".


En 1916, il entre dans l’enseignement. Il est nommé répétiteur à Digne, Pamier, Tarascon puis à Paris en 1922. Durant ses temps libres, il écrit des pièces en vers, des drames antiques. Installé dans la capitale, le jeune auteur retrouve son ami Paul Nivoix avec qui il écrit en 1924 "LES MARCHANDS DE GLOIRE". La critique est élogieuse mais le succès n’est pas au rendez-vous. A cette époque, ses amis sont Marcel Achard, Henri Jeanson, Joseph Kessel. Ils se réunissent tous les soirs pour parler de leurs écrits.


En 1926, sa nouvelle pièce "JAZZ" est créée au théâtre de Monte-Carlo. Le public l’acclame ; sa carrière est lancée. Viendront par la suite trois des plus grands succès du théâtre français "TOPAZE" en 1928, "MARIUS" en 1929, "FANNY" en 1931. Cette année là, sa rencontre avec Bob Kane, directeur de Paramount France lui donne l’occasion de porter "MARIUS" à l’écran. Le succès est phénoménal, et le cinéma parlant en pleine expansion. Marcel Pagnol décide alors de créer sa société de production et d’abandonner le théâtre. Une page se tourne, il fonde ses propres studios à Marseille et un magazine "LES CAHIERS DU FILM" afin de diffuser sa conception de l’art cinématographique : Le dialogue doit primer sur l’image. Par ce biais, il instaure la suprématie de l’auteur sur le réalisateur. Ceci peut paraître anodin de nos jours, mais, dans les années trente, les théories du septième art étaient directement issue du cinéma muet et le réalisateur était tout puissant.


Il se consacre à ce nouveau moyen d’expression jusqu’en 1954, produit et réalise plus d’une vingtaine de films "FANNY", "TOPAZE", "ANGELE", "CESAR", "LA FILLE DU PUISATIER", "LA FEMME DU BOULANGER", "REGAIN", "MANON DES SOURCES", "NAÏS" etc... En 1946, il est le premier cinéaste élu à l’Académie Française. Il fréquente alors de plus en plus d’écrivains et se met à écrire en prose. Il commence avec ses souvenirs cinématographiques "CINEMATURGIE DE PARIS" puis par une attaque virulente contre les critiques "CRITIQUE DES CRITIQUES" et par un essai sur les mécanismes du rire "NOTES SUR LE RIRE".


En 1955, il met un terme à sa carrière cinématographique pour des raisons personnelles. Après un bref retour au théâtre avec "JUDAS" et "FABIEN", il se lance dans la rédaction de ses "SOUVENIRS D’ENFANCE" : "LA GLOIRE DE MON PERE" et "LE CHATEAU MA MERE". Puis vient "L’EAU DES COLLINES" composée de "MANON DES SOURCES" et "JEAN DE FLORETTE", suivent "CONFIDENCES", "LE TEMPS DES SECRETS". Il traduit "LES BUCOLIQUES" de Virgile et "LE SONGE D’UNE NUIT D’ETE" de Shakespeare, écrit un essai historique sur l’énigme du masque de fer. Enfin, il travaille sur le dernier tome de ses souvenirs d’enfance "LE TEMPS DES AMOURS" qu’il ne pourra finir.
Il s’éteint à Paris le 18 avril 1974.


Au regard de sa vie, il semble que le moyen d’expression importait peu à Marcel Pagnol. Seule la liberté de création l’intéressait. Ainsi, il quitta les contingences du théâtre pour la liberté de mise en scène que procurait la caméra. Puis, à une époque où réaliser un film était devenu trop fastidieux, il préféra sa plume sergent major, son encrier et une page blanche. Pour lui, le théâtre et le cinéma n’étaient que des arts mineurs, c'est-à-dire des outils au service de l’art dramatique, au même titre que le stylo n’est que l’outil de l’écrivain.


Ce refus de l’asservissement de la création par la technique le poussa dès 1933 à tourner en extérieur et à favoriser le naturel des situations et du jeu d’acteur. C’est pourquoi Roberto Rossellini et De Sica diront de lui qu’il était le père du néo-réalisme. Son œuvre est empreinte d’une compréhension hors du commun de l’être humain. Il ne condamne jamais ses personnages ni ne les juge. Chacun a sa chance, son histoire, les pires actions sont toujours pardonnées, l’homme n’est jamais maître de son destin. Le réalisateur Jean-Charles Tacchella définit le cinéma de Pagnol ainsi :
"C'est cela la leçon de Pagnol : en sortant d'un de ses films, on était heureux. Parfois même on se croyait meilleur."


Une des autres constantes de l’œuvre de Marcel Pagnol est son ancrage dans le sud de la France. Mais, déjouant les pièges du régionalisme, il fît de cette région le centre du monde en donnant à ses personnages et à ses thèmes une dimension universelle, tel Marius, jeune homme à la recherche de lui-même, appelé par l’ailleurs et retenu par l’amour, telle Fanny, sacrifiant sa vie pour faire le bonheur de l’homme qu’elle aime.
L’œuvre de Marcel Pagnol été adaptée dans le monde entier, en Egypte, en Chine et en Angleterre avec "TOPAZE", au Japon avec deux adaptations de "MARIUS", aux Etats-Unis avec "MARIUS" et "FANNY". Ses livres sont aujourd’hui traduits dans plus de dix langues et les écoles étrangères font étudier le français sur les textes des "SOUVENIRS D'ENFANCE" et de la "TRILOGIE".


Dramaturge, romancier, cinéaste, essayiste, pamphlétaire, historien mais aussi directeur de studios, d’agences de distribution, producteur, directeur de presse, il était surtout un homme curieux, éclairé sur toutes choses, à la manière d’un scientifique du siècle des lumières.assiques et fonde à 19 ans la revue littéraire "FORTUNIO" où sont publiés notamment des critiques théâtrales et lyriques ainsi qu’un roman feuilleton "PIROUETTES"...

Biographie

Naissance de son fils, Frédéric.

27 mars, réception à l'Académie Française. Traduction de "HAMLET" de William Shakespeare.

Naissance de sa fille, Estelle."

15 novembre, mort de son père, Joseph.

Mort de sa fille, Estell

"Réalisation des "LETTRES DE MON MOULIN" d'après Alphonse Daudet."

"6 octobre, première de "JUDAS" au Théâtre de Paris."

28 septembre, première de "FABIEN" au Théâtre des Bouffes-Parisiens.

Début de la parution des "SOUVENIRS D'ENFANCE" : "LA GLOIRE DE MON PERE" suivi du "CHATEAU DE MA MERE".

 Parution du "TEMPS DES SECRETS".

Parution de "L'EAU DES COLLINES" ("JEAN DE FLORETTE" et "MANON DES SOURCES").

Parution du "MASQUE DE FER".

Parution du "SECRET DU MASQUE DE FER".

18 avril, mort de Marcel Pagnol à Paris.

Publication posthume du "TEMPS DES AMOURS".

Publication posthume des "INEDITS".

Reproduction d'art de la première page du manuscrit original de la Gloire de mon père.

 Il n'y en aura pas pour tout le monde! Tirage limité à 200 exemplaires.

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Les lieux de vie

"À Marseille, je suis toujours enfant, à Paris, je suis vieux..." Marcel Pagnol

Marcel Pagnol naît à Aubagne, au 16 cours Barthélémy, à quelques kilomètres de Marseille où il part bientôt habiter avec ses parents.

Il y passe toute son enfance et son adolescence et fait ses études au lycée Thiers.

Pendant les vacances, son père loue, avec l'oncle Jules, une maison dans les collines, la fameuse "Bastide Neuve" au-delà du petit village de La Treille. Marcel demeure un Marseillais dans l'âme.

Nommé enseignant à Paris, quelques années plus tard, il y écrit ses premières pièces à succès. "Exilé" ainsi dans la capitale, il va retrouver et décrire Marseille dans "MARIUS". Marcel Pagnol vécut à Paris à plusieurs reprises. Mais le cinéma va le ramener vers le midi et vers ses "chères collines". Dès les années trente, il crée, à Marseille, ses laboratoires puis ses studios de cinéma.

En 1941, il veut faire une Cité du Cinéma dans la région et achète le Château de la Buzine. Il va y reconnaître le château de "l'effroi" qu'il évoquera plus tard dans le deuxième tome de ses "Souvenirs d'Enfance", "Le Château de ma Mère".

Il va aussi acheter le domaine de l'Étoile, à la Gaude, près de Cagnes pour se lancer en 1941 dans "la culture intensive des œillets" et éviter le STO (Servive du Travail Obligatoire) aux techniciens de ses studios revendus à la Gaumont. Par la suite, il y passera la plupart de ses vacances avec sa famille.

À la fin de la guerre, il se retire un temps dans sa propriété de la Sarthe, au moulin d'Ignières qu'il revendra vers la fin des années cinquante. Pour tourner "La Belle Meunière" avec Jacqueline Pagnol et Tino Rossi, Pagnol fera l'acquisition d'un vieux moulin à "La Colle-sur-Loup" dans l'arrière-pays niçois. Dès 1926, Marcel s'est pris d'affection pour la principauté de Monaco. En 1951, il décide de s'installer à Monte-Carlo auprès de son ami le prince Rainier. Il achète "La Lestra", magnifique villa du XIXe siècle située près de la baie. Marcel, Jacqueline, Frédéric et Estelle y vivent heureux jusqu'au début 1954. "C'est le plus beau temps de notre vie" écrira Pagnol. Puis, rappelé par l'Académie, Pagnol revient vers Paris et ouvre des bureaux rue Fortuny.

Il habite alors rue Jean Goujon, puis va bientôt acquérir un hôtel particulier au square de l'avenue Foch. C'est là qu'il va demeurer, auprès de Jacqueline, jusqu'à la fin de sa vie.

Marcel Pagnol, lieux de vie Marcel Pagnol

Prix Marcel Pagnol

Prix Marcel Pagnol

Le prix Marcel Pagnol est né, comme Marcel Pagnol, à Aubagne en Provence à l'occasion du festival du livre "Terres d'enfance" en 2000. Il récompense chaque année un livre sur le thème du souvenir d'enfance.

Le prix est remis début juin au Fouquet's qui en est partenaire et grâce au soutien de la banque Neuflize OBC.
Le prix Marcel Pagnol a été créé et est organisé par Floryse Grimaud-Conseil, Édition, Communication.

Le jury, présidé Daniel Picouly, est composé de Guy Goffette, Dominique Guiou, Karin Hann, Xavier Houssin, Stéphanie Janicot, Nicolas Pagnol, Jean-Noël Pancrazi, Claude Pujade-Renaud  et Floryse Grimaud.

  • Bruno Masi remporte le prix Marcel Pagnol 2019

    Bruno Masi

    prix Marcel Pagnol 2019

    Une découverte et un style addictif, c’est ainsi que le jury du prix Marcel Pagnol a remis sa récompense à Bruno Masi, pour La Californie, (Ed. JC Lattès), qui devient le lauréat de l’édition 2019.

    À propos du livre : 
     

    Marcus a 13 ans. C’est l’été, le début des grandes vacances, deux longs mois à passer dans une ville désertée, écrasée de chaleur. Marcus tourne en rond, fait du vélo, embrasse une fille, passe de longs moments les pieds dans le vide sur une passerelle au — dessus de l’autoroute à regarder filer les voitures, à rêver de départs, d’une vie nouvelle, de la Californie où il aimerait tant aller.
    Il évite son frère aîné qu’il ne supporte pas. Il cherche sa mère qui a disparu. C’est l’été des premières fois, des erreurs, des grandes douleurs, de l’amour, l’été où tout bascule. 

  • Colombe Schneck Prix Marcel Pagnol 2018

    Colombe Schneck

    Prix Marcel Pagnol 2018

    L'auteure a été récompensée pour Les guerres de mon père (Stock).

    Pour sa 18e édition, le prix Marcel Pagnol a récompensé, lundi 25 juin, Colombe Schneck pour Les guerres de mon père, paru en janvier chez Stock.

    La romancière interroge ici le parcours de son père afin de comprendre ce qu'il a vécu et comment ses expériences douloureuses ont forgé sa personnalité: l'exil des Juifs polonais vers la France, la Seconde Guerre mondiale et la guerre d'Algérie. Le roman avait été finaliste du Grand Prix RTL-Lire.

    "Avec Les Guerres de mon père, Colombe Schneck "traque" les enfances, les parcours, les images, les vies de son père, de son grand-père et les mêle aux siens. En remontant, en étirant le temps du souvenir aussi loin que possible", fait valoir le communiqué du prix Marcel Pagnol.

    Le Prix Marcel Pagnol, doté de 3000 euros par Marcel Pagnol Communication, a été créé en 2000 à Aubagne par Floryse Grimaud, en même temps que le festival Terres d'enfance.

    Le jury présidé par Daniel Picouly, est composé de Guy Goffette, Dominique Guiou, Karin Hann, Xavier Houssin, Stéphanie Janicot, Nicolas Pagnol, Jean-Noël Pancrazi, Claude Pujade-Renaud et Floryse Grimaud. Il a accueilli dans ses rangs cette année, Mohammed Aïssaoui, connaisseur de l’œuvre de Marcel Pagnol.

    En 2017, c'est Laura Alcoba qui a reçu ce prix pour La danse de l’araignée, paru chez Gallimard.
  • Laura Alcoba

    Laura Alcoba

    Prix Marcel Pagnol 2017

    Lauréat 2017 : La romancière a été récompensée lundi 19 juin pour La Danse de l'araignée (Gallimard), un ouvrage retraçant son enfance à Bagnolet et ses souvenirs de l'Argentine.
    C'est une écrivaine française d'origine argentine, Laura Alcoba, qui vient de décrocher le prix Marcel Pagnol du meilleur livre et roman «souvenir d'enfance» pour La Danse de l'araignée (Gallimard). Présidé par Daniel Piccouly, le jury du prix suivait la romancière «depuis plusieurs années, puisque son livre Manèges faisait déjà partie de la sélection en 2007», ont indiqué les responsables dans un communiqué.
    «Laura Alcoba écrit à hauteur d'enfant, par petites touches, dans un français plein de lumières et de détails justes. Entre l'Argentine et Bagnolet, il y a la France des années 1980 et tous les émois et chamboulements que vit une fillette de douze ans. L'araignée danse et ce livre est une petite musique d'enfance et d'exil qui ne vous quitte pas» ont souligné les jurés.
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    La Danse de l'araignée, qui succède au Bleu des abeilles, évoque l'enfance de l'auteur en banlieue parisienne à Bagnolet, son apprentissage du français, son adolescence, ses liens, et raconte par petites touches sa condition d'exilée. Il s'agit d'u dernier volet d'une trilogie autobiographique, écrite en français, qui a été unanimement saluée par la critique.
    Créé en 2000 à Aubagne par Floryse Grimaud, en même temps que le festival Terres d'enfance, le prix Marcel Pagnol dote chaque année son lauréat d'une somme de 3000 euros. Une belle distinction, que Laura Alcoba s'est vue remettre lors de la cérémonie au Fouquet's d'Enguhien-les-Bains.

  • Astrid Éliard Prix marcel Pagnol 2016

    Astrid Éliard

    Prix marcel Pagnol 2016

    Lauréat 2016 : Cette récompense littéraire distingue un livre sur le thème du souvenir d'enfance. Le jury, présidé par Jacqueline Pagnol et Daniel Picouly, a couronné son roman Danser, l'histoire des petits rats de l'Opéra.
    C'est une jeune femme de trente-cinq ans qui vient de décrocher le Prix Marcel Pagnol: Astrid Éliard, pour Danser (au Mercure de France).
    Depuis 2010, cette récompense littéraire a su trouver sa place. Bien sûr, ce prix est né, comme l'auteur du Château de ma mère, à Aubagne, en Provence, à l'occasion du festival du livre Terres d'enfance en 2000. Il a été créé et organisé par Floryse Grimaud. Son esprit? Couronner chaque année un livre sur le thème du souvenir d'enfance. Si cette distinction a pris de l'ampleur, elle le doit aussi à son jury présidé par Jacqueline Pagnol et Daniel Picouly. Il est composé d'Azouz Beggag, Guy Goffette, Dominique Guiou, Karin Hann, Xavier Houssin, Stéphanie Janicot, Nicolas Pagnol, Claude Pujade-Renaud et Floryse Grimaud.
    Avec cette édition, le Prix Marcel Pagnol fêtait ses seize années. La remise a eu lieu au Fouquet's Barrière. La lauréate est repartie avec un chèque de 3.000 euros offert par les sociétés Marcel Pagnol Communication et la Compagnie Méditerranéenne de films, qui soutiennent le prix.
    Astrid Éliard, qui collabore au Figaro littéraire, avait face à elle de sérieux candidats, dont Jean-Marc Parisis, Claude Gutman, Dominique Sampiero, Isabelle Spaak et François-Guillaume Lorrain.

  • Gille Leroy

    Gilles Leroy

    Prix Marcel Pagnol 2015

    Lauréat 2016 : Et le gagnant est… Gilles Leroy. Il faut dire que son nouveau roman colle parfaitement à l'esprit du Prix Marcel Pagnol. Dans Le Monde selon Billy Boy, publié chez Mercure de France, le lauréat du Goncourt 2007 avec Alabama song plonge dans la mémoire familiale et retrace l'histoire de sa mère et de sa naissance. Le romancier fouille dans l'album de famille, et plus précisément il tente de «revoir» la vie de sa mère et de son père juste avant sa naissance. Cet enfant de l'amour n'était pas vraiment attendu. Il est le fruit d'une passion adolescente: sa mère Éliane avait alors dix-neuf ans. Son père André, dit Dédé, dix-sept ans, un comportement de gamin et une moustache qui l'aidait à mentir sur son âge. À l'heure de vérité, quand il apprend que sa chérie est enceinte, il fuit. Pire, sa famille tente de convaincre Éliane de «le faire passer» et n'ont pas de mots assez durs à l'égard de la jeune fille abandonnée par tous. Un beau roman d'amour d'un enfant pour ses parents Après la vie des autres, (Zelda Fitzgerlad, Nina Simone…), Gilles Leroy a puisé dans la vie des siens. Il parle avec avec justesse et tendresse de sa mère et de son père. Et pourtant son père n'était ni juste ni tendre. Mais l'écrivain ne juge pas. Il laisse les lecteurs à leur propre sentiment. Il montre que les êtres ne sont pas faits d'un bloc. Dédé et Éliane, comme tous les hommes et les femmes, sont des personnes entières, c'est-à-dire complexes. Les psychologies, les rêves et les lâchetés sont authentiques. De fait, Gilles Leroy brosse aussi le portrait d'une époque, celle du début des années 1960. Le jury a sans doute été sensible au style Leroy, à ce beau roman d'amour d'un enfant pour ses parents.

  • Pascal Bruckner

    Prix Marcel Pagnol 2014

    Lauréat 2014 : Pascal Bruckner pour "Un Bon Fils" (Grasset)

    PRIX MARCEL PAGNOL

    Le Prix Marcel Pagnol 2014 est attribué à
    Pascal Bruckner pour « Un bon fils »
    aux Editions Grasset

    Le Prix Marcel Pagnol distingue chaque année un livre consacré aux « souvenirs d’enfance ». Créé par Floryse Grimaud en 2000 à Aubagne, en même temps que le festival « Terres d’enfance », il a pour partenaires la Banque Neuflize OBC et l’Hôtel Fouquet’s Barrière.

    Le Jury, présidé par Jacqueline Pagnol et Daniel Picouly, est composé de Azouz Begag, Guy Goffette, Karin Hann, Xavier Houssin, Stéphanie Janicot, Claude Pujade-Renaud, Carole Tournay et Floryse Grimaud.

    La sélection 2014 comprenait :
    • Ecrire pour quelqu’un de Jean-Michel Delacomptée (Gallimard)
    • Ma guerre de cent ans de Pef (Gallimard)
    • Souviens-moi d’Yves Pagès (L’Olivier)
    • Trois jours à Oran de Anne Plantagenet (Stock)
    • Un bon fils de Pascal Bruckner (Grasset)

  • Samuel Blumenfeld

    Prix marcel Pagnol 2013

    Lauréat 2013 : Blumenfeld Samuel pour "Au nom de la loi"(Grasset)

    Qui n'aurait voulu être Steve McQueen ? Qui n'aurait voulu avoir l'allure de celui qu'on surnommait The King of Cool ? Souvenez-vous du panoramique de L'Affaire Thomas Crown, où l'acteur embrasse longuement Faye Dunaway, et qui semble durer des heures. Souvenez-vous de la musique de Michel Legrand (The Windmills of your Mind), de la course sur la plage, mais aussi des yeux bleus de Josh Randall dans Au Nom de la Loi (1958-1961), le feuilleton qui rendit Steve McQueen célèbre, et auquel le roman de Samuel Blumenfeld emprunte son titre, en plusieurs sens. 
    Fils unique et enragé, n'ayant jamais connu son père, champion automobile pilotant Jaguar ou Porsche, aimant la vitesse et le risque, les femmes et l'alcool, l'art martial et les drogues, The king of Cool s'affranchissait volontiers de la Loi, fût-elle celle d'Hollywood. Le voici réincarné.En novembre 1980, le fils d'Isaac et Hannah Bergelson, un jeune juif à lunettes vivant sans aventures dans un foyer de la banlieue parisienne, écoute Roger Gicquel annoncer la mort de l'acteur à Ciudad Juarez des suites d'un cancer. 
    Le monde s'écroule. Commence dans ce roman d'une nostalgie acidulée et d'une drôlerie égale à celle des premiers Philip Roth, la reconstitution d'une famille recomposée : celle des Bergelson, entre ratages et destin rêvé, et celle de Steve McQueen. "Il était devenu des nôtres. Il nous avait rejoint dans notre étrange exercice de surplace, pour vivre, dans le respect de notre tradition, au nom de la Loi".

  • Prix Marcel Pagnol 2012

    Jean-Noël Pancrazi

    Prix Marcel Pagnol 2012

    Lauréat 2012: Jean-Noël Pancrazi pour "La Montagne" (Gallimard)

    Le Prix Marcel Pagnol 2012 a été attribué à Jean-Noël Pancrazi pour son livre "La Montagne" paru aux éditions Gallimard.

    "Une petite ville d'Algérie, pendant la guerre. Le narrateur a huit ans. Il joue, une après-midi de juin, avec ses camarades, dans la cour de la minoterie où son père travaille. Le chauffeur de l'usine leur propose de les emmener avec lui pour faire un tour dans la montagne où il leur est pourtant interdit d'aller à cause des événements. Inquiet, le jeune narrateur refuse et les laisse partir. Le soir arrive, ils tardent à revenir. Une patrouille militaire part à leur recherche. C'est le début d'un drame qui bouleversera l'auteur pour la vie. "

  • Grégoire Delacourt Prix Marcel Pagnol 2011

    Grégoire Delacourt

    Prix Marcel Pagnol 2011

    Lauréat 2011 : Grégoire Delacourt pour "L'Ecrivain de la Famille" (J.C. Lattès)

    À sept ans, Edouard écrit son premier poème. Trois rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l’écrivain de la famille. Mais à neuf, il découvre le sens de « déchéance ». Les mots ne lui viennent plus. 
    Les années passent. Il assiste à la lente décomposition de sa famille et court toujours derrière l’amour que son poème, autrefois, suscita. Il écrit, écrit mais le destin que les autres vous choisissent n’est jamais tout à fait le bon. Edouard n’a pas de talent. Sauf dans la publicité où les mots futiles valent de l’or. Pas pour ce grand roman qu’il s’est juré d’écrire. 
    N’ayant pas su trouver les mots qu’on attendait de lui, Edouard, l’écrivain de la famille, vit dans l’échec et le dégoût de soi. Alors quand la beauté de sa mère se fane, quand son frère-oiseau meurt tragiquement, quand le cœur de sa sœur devient pierre et que son père disparaît dans ses silences, il prend la plume pour écrire l’histoire de ceux qu’il aime. 
    Mais surtout pour en changer la fin.

    L'auteur

    Né en 1960 à Valenciennes, Grégoire Delacourt est publicitaire. On lui doit ces fameux slogans : « Vous n'aviez jamais mangé de camembert » (Cœur de Lion), « Nous vous devons plus que la lumière » (EDF), « Un Lutti d'offert, c'est un Lutti de perdu » (Lutti). L'écrivain de la famille est son premier roman.

  • Lionel Duroy

    Lionel Duroy

    Prix Marcel Pagnol 2010

    Lauréat 2010 : Lionel Duroy pour "Le Chagrin" (Julliard)

    Le 10ème prix Marcel Pagnol a été décerné, lundi 14 juin, au Fouquet's à Paris, à Lionel Duroy pour son roman Le chagrin (Julliard). Cette récompense dotée de 3.000 euros a été créée en 2000 pour consacrer un ouvrage en rapport avec les souvenirs d'enfance.

    Présentation:

    De l’Occupation jusqu’à nos jours en passant par la guerre d’Algérie et Mai 68, des avenues chics de Neuilly aux cités dortoirs de Rueil, Lionel Duroy retrace l’itinéraire chaotique d’un garçon pris au piège d’une odyssée familiale désastreuse. Un roman poignant qui fouille les mentalités françaises depuis la seconde moitié du XXe siècle.

    Au départ, c’est un couple amoureux qui convole durant l’Occupation. Le mari est issu de la noblesse désargentée ; d’une grande beauté, l’épouse aspire à une vie mondaine digne de sa récente particule. En catholiques zélés, ils donnent naissance à onze enfants, tandis que toute la maisonnée mène aveuglément un train de vie de grands bourgeois. Prêt à se lancer dans les entreprises les plus hasardeuses pour satisfaire les exigences de sa bien-aimée, le père accumule en secret des dettes exorbitantes. La chute n’en est que plus rude. Expulsion des beaux quartiers, humiliation sociale... toute la tribu est relogée dans une cité lugubre où ne tiennent aucun des meubles fabriqués sur mesure pour le bel appartement de Neuilly. La paix du ménage se fissure, tout comme l’équilibre psychologique de la mère. Commence une longue série de galères - de magouilles paternelles en crises de nerfs maternelles. Le narrateur, l’un des enfants, est le témoin épouvanté des calamités qui s’amoncellent au-dessus du foyer familial. Un chagrin qui pèsera sur ses épaules durant toute son existence. De 1940 à nos jours, la société française connaîtra elle aussi de grands bouleversements. Mais jamais cette famille ne sera du bon côté des événements politiques. Défenseur de Pétain sous l’Occupation, opposé de nouveau à de Gaulle lorsqu’il « abandonne » les Français d’Algérie, et pestant contre ces « gauchistes » qui, en 68, incendient Paris du haut de leurs barricades, le père est toujours à contre-courant des grands mouvements libérateurs. Il faudra plusieurs décennies au narrateur pour se défaire de l’héritage culturel familial, et parvenir enfin à se forger ses propres convictions.

    Comprendre d’où l’on vient pour parvenir à s’émanciper de son passé, telle est l’entreprise du Chagrin. Lionel Duroy s’est inspiré de son propre parcours pour écrire ce magistral roman d’initiation. Loin de montrer la face glorieuse de son existence, c’est au contraire avec un courage et une sincérité déchirants que Lionel Duroy décrit ce que tant d’autres familles taisent sur leurs origines honteuses ou inavouables. Selon une conception cyclique du temps chère à Marcel Proust, Lionel Duroy démontre que les mêmes épisodes traumatiques ne cessent de se rejouer dans notre vie présente, sous d’autres déguisements. Et souligne, avec mélancolie, la manière dont l’enfance continue à nous hanter des décennies plus tard.

    Longtemps journaliste à Libération et à L’Événement du jeudi, Lionel Duyroy a aussi aidé à rédiger les biographies de nombreuses célébrités. Il est l’auteur d’une dizaine de romans dont Méfiez-vous des écrivains, Priez pour nous et Le Cahier de Turin.

  • Agnès De Sarthe Prix Marcel Pagnol 2009

    Agnès De Sarthe

    Prix Marcel Pagnol 2009

    Lauréat 2009 : Agnès De Sarthe pour "Le Remplaçant" (Edition de l'Olivier)

    Le Prix Marcel Pagnol 2009 a été décerné à Agnès Desarthe pour son livre "Le Remplaçant" paru aux Editions de l'Olivier.
    La remise du prix s'est déroulée le 4 Juin dans le salon Raimu du Fouquet's, avec le soutient de Neuflize OBC, du groupe Fouquet's Barrière et de Marcel Pagnol Communication.

    Agnès Desarthe est née à Paris en 1966.
    Considérant très tôt le français comme une langue étrangère - car chez elle on parle l'arabe, le russe et le Yiddish - elle tente de l'apprivoiser en écrivant des poèmes qui font pleurer sa mère, des histoires qui enorgueillissent son père.
    Malgré une orthographe souvent défaillante, elle parvient à suivre des études de lettres, puis d'anglais.


    La traduction est son premier métier. Les livres pour enfants viennent ensuite, les romans, les chansons, les scenarii, les pièces de théâtre. Arrivée à l'âge où l'on commence à fatiguer, elle mène ces diverses et trop nombreuses activités de front, ce qui la rend parfois folle.
    Elle danse beaucoup, et jardine vigoureusement.


    Jugée tantôt trop douce, tantôt trop cruelle, elle se verra jusqu'au bout comme une immigrée dans la république des lettres.
    En écrivant, elle cherche à rendre compte du chaos qui la stupéfie, de la violence qui la cloue et l'empêcherait de se lever si elle ne trouvait pas moyen de l'utiliser, de la mater, de la transmettre.
    Issue de la tradition orale, elle a entendu tant d'histoires qu'elle n'a finalement jamais eu d'autre choix que d'en raconter à son tour.
    Elle souhaite, si les conditions le permettent, finir ses jours à la campagne.



    Quand un vicomte rencontre un autre vicomte, qu'est-ce qu'y s'racontent? Des histoires de vicomtes » dit la chanson. La littérature clame l'inverse. Elle voudrait qu'aux vicomtes, on raconte des histoires de marins, aux mineurs des histoires de sages-femmes, aux fermières des histoires de ministres. L'éternelle question du sujet, celle à laquelle l'auteur cherche toujours à échapper, n'en finit pas de se poser.
    Alors comment faire quand ce fameux sujet appartient au domaine de l'indicible?
    Dans Le remplaçant, j'écris l'histoire de mon grand-père, qui ne devrait donc intéresser que mes proches. Je fais néanmoins le pari que quelque chose, dans son histoire mérite d'être entendu par un cercle plus large. Mon grand-père est un survivant de la Shoah. Né juif en 1911 dans une bourgade de Moldavie, il aurait dû, comme la plupart de ses voisins, de ses amis, de ses frères, être assassiné dans un camp d'extermination. Il a échappé à la catastrophe.
    Mais peut-être devrais commencer par expliquer que mon grand-père, celui sur lequel j'écris, n'est pas le père de ma mère. C'est un grand-père de remplacement, l'homme avec qui ma grand-mère, la vraie, a choisi de vivre après la guerre, alors que son mari avait disparu à Auschwitz.
    Ainsi le récit s'infléchit-il dès le commencement. Pour parler de la Shoah, je choisis un personnage qui ne l'a pas subie. D'ailleurs cette expression, « parler de la Shoah » sonne creux et faux.
    Comment en parler, comment l'écrire? Le voilà le sujet impossible car ceux qui l'ont vécue en sont morts et ne sont donc plus là pour en parler ou pour en écouter le récit. Que deviennent les histoires de vicomtes une fois qu'on leur a coupé la tête?
    Je plaisante et c'est exprès, car c'est un des seuls moyens que j'aie trouvé pour aborder les rivages les plus morbides. L'humour permet d'effectuer le détour nécessaire.
    On a tendance à surestimer la faculté de compréhension, à penser que ce n'est qu'une question d'intelligence, mais, bien souvent c'est le surplus ou l'absence d'affect chez le lecteur qui détermine l'intelligibilité d'un texte.

  • Philippe Pollet-Villard

    Prix Marcel Pagnol 2008

    Lauréat 2008 : Philippe Pollet-Villard pour "La Fabrique de souvenirs" (Flammarion)

    Hier au soir dans le Salon Raimu du premier étage du Fouquet’s Champs Elysées était attribué le Prix Marcel Pagnol 2008. Il a couronné cette année le livre de Philippe Pollet-Villard « La Fabrique de souvenirs » publié aux Editions Flammarion.
    Philippe Pollet-Villard signe là son deuxième roman après le succès de « L’homme qui marchait avec une balle dans la tête » (Flammarion 2006- J’ai lu 2008). Un livre consacré aux souvenirs d’enfance comme il se doit pour ce Prix Littéraire Marcel Pagnol.
    Né à Annecy en 1960, Philippe Pollet-Villard nous entraîne en Haute-Savoie dans les années 70 dans une drôle de famille où le drame côtoie l’humour sous la plume sensible et « musicale » du narrateur. Philippe Pollet-Villard a reçu son prix des mains de Jacqueline Pagnol en présence de M et Mme Frédéric Pagnol fils de Marcel Pagnol et de Nicolas Pagnol, petit-fils. Daniel Picouly, président du Jury, a lu des extraits du livre lauréat et ainsi motivé le choix du Jury composé de : Karin Hann, Stéphanie Janicot, Claude Pujade-Renaud, Carole Tournay, Philippe Claudel, Gérard de Cortanze, Dominique Guiou, Alain Teulié et Floryse Grimaud qui a créé le Prix Marcel Pagnol en 2000 à Aubagne.
    Rappelons que le Prix Marcel Pagnol a pour partenaires la Banque Neuflize OBC (qui le dote) et Le Fouquet’s (haut lieu parisien où Marcel Pagnol aimait venir et réunir ses amis…) qui l’accueille et le soutient depuis cinq ans. La remise du Prix a réuni de nombreuses personnalités du monde de l’édition, de la presse, de la télévision et du cinéma…car Philippe Pollet-Villard a reçu en 2008 un César et un Oscar pour son court-métrage « Le Mozart des pickpokets ». C’était aussi l’occasion de présenter les « Carnets de cinéma » de Marcel Pagnol, retrouvés par Nicolas Pagnol, un recueil de textes inédits de Marcel Pagnol sur le cinéma (Editions de la Treille/Editions Privé). 

  • Prix Marcel Pagnol 2007  Didier Van Cauwelaert

    Didier Van Cauwelaert

    Prix Marcel Pagnol 2007

    Lauréat 2007 : Didier Van Cauwelaert pour "Le père adopté" (Editons Albin Michel)

    Le Prix Marcel Pagnol 2007 a été remis le 6 juin à Didier Van Cauwelaert pour "Le père adopté" aux Editons Albin Michel lors d’une soirée au Fouquet’s dans le Salon "Raimu" où Pagnol aimait réunir ses amis. Pour fêter l’événement Frédéric Pagnol fils de Marcel et de Jacqueline Pagnol était entouré de Nicolas, Louis-Laurent et du petit Maxime respectivement petits-fils et arrière petit-fils de l’écrivain. Didier Van Cauwelaert a exprimé ses remerciements et son émotion, en rappelant les rendez-vous qu’il avait jusque-là manqués avec Marcel Pagnol : d’abord avec l’adaptation des Souvenirs d’enfance qu’il n’avait pu réaliser à l’époque ainsi que dernièrement avec le livret de Marius et Fanny de Vladimir Cosma (dont la première aura lieu le 4 septembre é l’Opéra de Marseille)... Des retrouvailles donc que le Prix Marcel Pagnol vient couronner...
    Le monde de la presse et de l’édition (Bernard de Fallois l’éditeur emblématique de Marcel Pagnol mais aussi Michel Lafon…) a cotoyé celui du cinéma (Vladimir Cosma , Claude Pinoteau...) et de la littérature (Michel Déon, Daniel Picouly, Guy Goffette...) ou encore les amis de la "grande famille Pagnol" avec notamment la présence de Mme Contandin, fille de Fernandel. Une soirée brillante et sympathique à l’image de Marcel Pagnol.

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Les Randonnées Marcel Pagnol

Les Randonnées Marcel Pagnol

AUDIO-RANDONNEE "Dans les pas de Marcel Pagnol"
Par Marcel Pagnol Communication

L'audio-randonnée "Dans les pas de Marcel Pagnol" vous propose de découvrir l’arrière-pays marseillais où Marcel Pagnol tourna "Manon des Sources, Ugolin, Jofroi, Angèle, Regain" mais aussi les lieux de son enfance; Le village de la Treille, la Bastide Neuve et les collines de "La Gloire de mon Père". Grâce à des archives audio inédites mises à votre disposition par la famille Pagnol, vous serez guidés par la voix de Marcel Pagnol et celle de son petit fils Nicolas. Vous vous promènerez dans les décors des films du « grand Pagnol » et sur les lieux de vacances du « petit Marcel ».

 Laissez Marcel Pagnol vous guider au travers des paysages de sa vie.

Lieux visités: Le canal de Marseille, les barres de Saint-Esprit, le vallon de Marcelin, le panorama du pays de Pagnol, le vallon de Passetemps, la bastide-neuve, la Pascaline, le village de la Treille, le cimetière de la Treille, le château de ma mère, l'emplacement des studios Marcel Pagnol.

  • Prix :

    38 Euros TTC

  • Circuit de 9 Km.

    Guidage audio effectif:

  • Temps :

    53 minutes

  • Conseil :

    Présentation: Un lecteur MP3 dédié - Un livret de photographies - Un topoguide - Une carte du circuit avec repère GPS. Randonnée déconseillée aux enfants de moins de huit ans.

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Randonnées théâtrales Marcel Pagnol Buste Marcel Pagnol

Randonnées théâtrales Marcel Pagnol*

Marcel Pagnol Communication et la compagnie Dans la cour des grands,  vous proposent les Randonnées théâtrales Marcel Pagnol*
4 Dernières représentations exceptionnelles de la "Femme du boulanger" du 12 au 20 octobre 2013
Découvrez ce concept unique en France "d'art des collines" qui lie théâtre et randonnée.
Un concept artistique unique en France
Marcel Pagnol a été parmi les premiers réalisateurs à sortir des studios de cinéma pour tourner ses films, dès les années 30… C’est la raison pour laquelle les randonnées théâtrales se déroulent sur les lieux mêmes où l’auteur a donné vie à ses personnages. Revenir à la source, à l’humanité et l’universalité de l’œuvre,  sortir les personnages de Pagnol des salles de théâtre et des livres  pour les rendre à la vie réelle, à laquelle ils appartiennent. Telle est la démarche artistique d’ultra réalisme qui anime la compagnie Dans la cour des grands .
La Femme du Boulanger
Aimable, le boulanger du village récemment installé découvre un matin que sa jeune femme est partie avec un beau berger. Il refuse alors de faire du pain tant qu’elle ne reviendra pas... Le drame individuel prend une dimension collective. Tous devront se mobiliser et dépasser les rancunes
Vivez l'oeuvre de l'intérieur
Après « Manon des Sources » découvrez pour la troisième saison de succès la Randonnée théâtrale « La Femme du Boulanger ».
Pendant un circuit pédestre d’environ 10 km, dans un environnement rare et préservé,  vivez l’un des plus célèbres films de l’auteur adapté de Jean le Bleu de Jean Giono.
Découvrez pas à pas l’œuvre de l’intérieur, non plus en tant que spectateur, mais en habitant du village vivant les moments de joie et les instants de drame qui se déroulent tout au long d'une journée entièrement scénarisée ; c'est cette immersion dans le temps et l'espace qui crée la force de ce spectacle.
 Jouer dans les lieux et les paysages qui ont inspirés l'œuvre de Marcel Pagnol, telle est la particularité de nos créations. Pour « La Femme du Boulanger » notre choix s'est porté sur le domaine départemental de Pichauris, site exceptionnel dans le tombant nord-est du Garlaban, à Allauch, qui permet de découvrir une Provence entièrement préservée.
Extraits de témoignages de spectateurs :
« Un auteur universel et incomparable, des heures magiques, un concept extraordinaire et quels acteurs… ! »
« En plus du talent, ils ont la passion. Un grand merci… »
Plus de témoignages de spectateurs sur la page Facebook de la compagnie
 et sur la page officielle de la Randonnée Théâtrale
 
Renseignements & réservations / Infos pratiques
 
A très bientôt dans les collines.
L’équipe "Dans la Cour des Grands"
 
* Le nom de Marcel Pagnol est utilisé avec l'aimable autorisation de Marcel Pagnol Communication
  • Tarifs :

    Adultes36 euros
  • Groupes (à partir de 10 adultes) :

    31 euros

  • Enfants (6 à 18 ans) :

     20 euros

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