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Beau succès de la nouvelle édition du Concours de nouvelles Marcel Pagnol à Aubagne en Provence

Vendredi 16 novembre, les lauréats du deuxième Concours de nouvelles Marcel Pagnol ont reçu leurs prix sur la scène du cinéma Le Pagnol à Aubagne, en présence du Premier adjoint de la ville, Alain Rousset, de l’élu de la culture Philippe Amy, des membres du jury et d’Henri Aissa de l’association culturelle AD2C.

Cet événement créé par Nicolas Pagnol, Daniel Picouly et Floryse Grimaud, pour le bonheur des écrivains amateurs,trouve son rythme de croisière et les participants sont nombreux pour prendre part à ces joutes littéraires inspirées par Marcel Pagnol. 

Cette année, les candidats devaient prolonger un incipit rédigé par Daniel Picouly qui  s’inspirait du Schpountz

Nicolas Pagnol a tenu à souligner la qualité d’écriture de ces nouvelles et surtout la connaissance de l’œuvre de Marcel Pagnol qu’elles montraient.

 

Le jury 

Autour de Nicolas Pagnol, Daniel Picouly et Floryse Grimaud , le jury est composé de Valérie Berthelot (ville d’Aubagne), d’Olga Bibiloni (rédactrice en chef Culture La Provence), Sandrine Taddeï (Europe 1), Marie-France Bertin (directrice Université du temps libre et Nathalie Sarrabaysouse(responsable de la Médiathèque Marcel Pagnol) 

 

L’incipit 2018 : le Schountz super héros

« Irénée en est certain  c’est son jour. Le jour de sa vie. Il va enfin devenir le Schpountz aux yeux du monde entier. Pour l’instant, il n’est que le fada de la minuscule épicerie « Alimentation Tabac » de son improbable village perdu dans les collines. Son épicerie est une réplique approximative de celle du film « Le Schpountz » de Marcel Pagnol. Il y expose des anchois des tropiques qu’il déconseille au peu de clients « pour raisons sanitaires » et vend des casseroles uniquement pour radiateur d’autos en panne. Son costume a plus de revers que de costume, sa moustache se décolle au soleil et sa raie dans les cheveux lui partage la bonne humeur en deux. Il a posé sur sa table de chevet, un modèle réduit d’un cabriolet Peugeot 601 pour figurer sa réussite à venir : bref ! il est le Schpountz : le vrai. 

Et cela va exploser comme une évidence dans une heure sur la scène du Comédia d’Aubagne. Il a hâte. Il s’est préparé à l’audition. Il ne lui reste plus qu’à récupérer cet invraisemblable costume de Schpountz qu’il a dessiné lui-même. Son arme secrète. Pas de Schpountz sans costume. Il apparaîtra et cela suffira. Irénée entend déjà la salle scander son nom. Le costume est là. Unique. Irénée manque défaillir. La veste est roulée en boule dans une corbeille à croissants sous le robinet du bidon de pétrole.

Son costume est fichu. Son rêve évanoui. Il reste 54 minutes à Irénée avant l’audition… »