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Pièce de théâtre « Fanny » en livre

Le décor représente le bar de César. Il est deux heures de l’après-midi, au mois…

Depuis le départ de Marius, César est de plus en plus coléreux, et ses amis en font les frais. Lorsque Fanny apprend qu'elle attend un enfant de Marius., le déshonneur la guette...
Depuis le départ de Marius, César est de plus en plus coléreux, et ses amis en font les frais. Lorsque Fanny apprend qu'elle attend un enfant de Marius., le déshonneur la guette...

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Présentation

Le décor représente le bar de César. Il est deux heures de l’après-midi, au mois d’août. Au-dehors, le soleil écrasant sur le port.

À gauche, au premier plan, M. Brun, Panisse et Escartefigue sont assis. M. Brun boit un café crème. Panisse et Escartefigue boivent du vin blanc qu’ils versent dans un entonnoir rempli de glace.

Au comptoir, le chauffeur d’Escartefigue, déguisé en garçon de café, rince des verres.

César, debout, l’air sombre, les cheveux plus blancs qu’autrefois, se promène, sort et rentre. Il porte à la main une petite raquette en toile métallique, pour tuer les mouches. De temps à autre, il frappe brusquement sur le comptoir ou sur une table.

Acte 1, scène 1

PANISSE. — Moi, monsieur Brun, si j’étais Napoléon – pas Napoléon Barbichette, je veux dire le vrai Napoléon –, si j’étais Napoléon…

CÉSAR (brusquement). — Il est mort.

PANISSE (interloqué). — Oui, je sais. Mais je dis simplement : « Moi, si j’étais Napoléon… »

CÉSAR (avec force). — Il est mort. On te dit qu’il est mort !…

M. BRUN (aimable). — Oui, nous savons qu’il est mort. Mais vous voulez dire : « Si j’avais été Napoléon pendant que Napoléon vivait encore… »

PANISSE (ravi). — C’est ça ; si j’avais été Napoléon pendant que Napoléon vivait encore… Eh bien ! moi, j’aurais… (Il cherche ce qu’il allait dire.)

CÉSAR (précis). — Qu’est-ce que tu aurais ?…

PANISSE. — J’aurais… j’aurais… (Découragé.) Ça y est… Tu m’as fait oublier ce que j’allais dire…

M. BRUN. — Quel dommage !

CÉSAR (en sortant). — Gâteux ! Simplement gâteux !

ESCARTEFIGUE (à voix basse). — Ça y est ! Tu as ton paquet. Ça recommence ! Depuis un mois que son fils est parti, on ne sait plus par quel bout le prendre ! Il n’est plus possible de venir dans ce bar sans se faire…

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